Plaire au Seigneur : ce que dit la Bible

Paul en fait son ambition, Hébreux 11 en pose la condition, Colossiens 1 en décrit le fruit : comment la Bible parle de plaire au Seigneur. Jour 270 du plan La Bible en 1 an.

Le verset

« C'est pour cela aussi que nous nous efforçons de lui être agréables, soit que nous demeurions dans ce corps, soit que nous le quittions. » 2 Corinthiens 5:9 (Louis Segond 1910)

La vie chrétienne peut avoir mille buts secondaires. Paul en énonce un seul, central, qui relie tous les autres : plaire au Seigneur. Ce qui donne à la vie sa direction, ce n'est pas l'applaudissement des hommes — c'est le sourire d'un Dieu qui regarde.

Contexte

2 Corinthiens 5 est un des passages les plus denses de Paul sur la mort et la résurrection. Il vient d'écrire : « Nous marchons par la foi et non par la vue » (v. 7). Il parle de la perspective de comparaître devant le tribunal de Christ. C'est dans ce contexte qu'il dit : « Nous nous efforçons de lui être agréables ». L'ambition de plaire à Dieu prend son sens sous le regard futur de Dieu.

Hébreux 11:6 pose la condition : « Sans la foi, il est impossible de lui être agréable ; car il faut que celui qui s'approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu'il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent. » L'auteur énumère ensuite toute une liste de témoins — Abel, Hénoch, Noé, Abraham, Sara — tous ont plu à Dieu par la foi. La foi n'est pas une disposition privée : elle est la fondation de toute vie qui cherche à plaire à Dieu.

Paul, dans Colossiens 1:9-10, prie pour que les chrétiens soient « remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle, pour marcher d'une manière digne du Seigneur et lui être entièrement agréables, portant des fruits en toutes sortes de bonnes œuvres, et croissant par la connaissance de Dieu ». Plaire à Dieu se déploie sur quatre fronts : marcher, porter du fruit, croître dans la connaissance, être fortifié.

Signification

Plusieurs dimensions de plaire au Seigneur se dessinent.

Plaire à Dieu repose sur la foi. Hébreux 11:6 est sans ambiguïté. La première chose qui plaît à Dieu, avant toute œuvre, c'est qu'on se tourne vers lui en le croyant. Les œuvres sans foi ne plaisent pas. La foi sans œuvres est morte (Jacques 2:17). Mais l'ordre est toujours : foi d'abord, œuvres ensuite.

Plaire à Dieu est déjà assuré en Christ. Au baptême de Jésus, le Père dit : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection » (Matthieu 3:17). Le chrétien est « en Christ » — il partage cette acceptation. Plaire à Dieu n'est pas un concours à gagner ; c'est une position reçue, à vivre.

Il se manifeste dans la marche quotidienne. Colossiens 1:10 : « marcher d'une manière digne du Seigneur ». Le verbe « marcher » dit la constance, la direction, le rythme. Plaire à Dieu n'est pas un événement ; c'est une façon de traverser la journée.

Il produit un fruit concret. « Portant des fruits en toutes sortes de bonnes œuvres. » L'arbre planté près des eaux (Psaume 1) porte son fruit en sa saison. Plaire à Dieu, ce n'est pas tout le temps réussir ; c'est porter, dans la durée, du fruit qui lui ressemble.

Il libère du souci de plaire aux hommes. « Est-ce aux hommes que je cherche à plaire ? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ » (Galates 1:10). L'ambition de plaire à Dieu simplifie la vie. Elle réduit le nombre de juges auxquels il faut rendre compte.

Comment l'appliquer

  1. Commence par recevoir la grâce. Tu ne peux pas viser à plaire à Dieu tant que tu essaies de gagner sa faveur. Assieds-toi d'abord à sa table, et alors ton service aura du sens.
  2. Pose la question chaque matin. « Qu'est-ce qui, aujourd'hui, plaira à mon Père ? » Cette question réoriente la liste des choses à faire en hiérarchie du cœur.
  3. Accepte de déplaire à certains hommes. Plaire à Dieu fera parfois grincer. Galates 1:10 anticipe cela. Sois sûr que c'est Dieu que tu cherches à honorer, pas ta tribu.
  4. Cultive la foi. Hébreux 11:6 dit que c'est par elle qu'on plaît à Dieu. Nourris-la par la lecture, la prière, la communion des saints. Une foi paresseuse ne plaît pas plus qu'elle ne réjouit.
  5. Porte du fruit avec patience. Colossiens 1:10 parle de toutes sortes de bonnes œuvres. Identifie un acte de service, de générosité ou de témoignage que tu peux poser cette semaine sans attendre de retour.

Versets liés

Réflexion

Il y a quelque chose de reposant dans l'ambition de Paul. Un seul auditoire. Un seul regard qui compte. Quand tu vis pour plaire à Dieu, tu es libre d'un millier de petits chantages. Et tu découvres, avec le temps, que ce Dieu que tu essaies de réjouir t'avait déjà aimé le premier — que plaire à lui, finalement, c'est le laisser t'aimer en retour.

Questions fréquentes

Que signifie « plaire au Seigneur » dans la Bible ?

Plaire au Seigneur, c'est vivre d'une manière qui réjouit son cœur. Paul en fait l'ambition centrale de sa vie (2 Corinthiens 5:9). Cela passe par la foi (Hébreux 11:6), l'obéissance, les bonnes œuvres et la connaissance croissante de Dieu (Colossiens 1:10).

Comment plaire à Dieu selon la Bible ?

Hébreux 11:6 est explicite : « Sans la foi, il est impossible de lui être agréable. » Il faut croire qu'il existe et qu'il récompense ceux qui le cherchent. À partir de cette foi, la marche quotidienne d'obéissance plaît à Dieu.

Chercher à plaire à Dieu, n'est-ce pas du légalisme ?

Non, si cela découle de l'Évangile. Paul cherche à plaire à Dieu parce qu'il est déjà justifié par la foi. Le légalisme cherche à gagner l'amour de Dieu ; la recherche biblique cherche à répondre à un amour déjà donné.

Est-il possible de plaire aux hommes et à Dieu ?

Parfois oui, parfois non. Galates 1:10 pose la question : « Est-ce aux hommes que je veux plaire ? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ. » Quand les deux s'opposent, plaire à Dieu prime.

Quelles œuvres plaisent à Dieu ?

Hébreux 13:16 cite la bienfaisance et la libéralité. Colossiens 1:10 évoque « toute bonne œuvre ». La miséricorde, la justice et l'humilité (Michée 6:8) résument ce que Dieu demande. Ces œuvres ne sauvent pas ; elles répondent au salut reçu.